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Michel VAUTROT : "J'ai fait une croix sur le football français !"

Lorsqu'on parle de Michel Vautrot, ne vous y trompez pas, on parle du meilleur arbitre de l'histoire du football français. Au delà de deux phases finales de Coupe du monde, d'une finale de championnat d'Europe et de cinq finales de coupe de France (record à battre), la personnalité autant que les compétences du Bisontin en font encore aujourd'hui une référence. Lorsqu'on parle avec Michel Vautrot, on replonge avec délectation au coeur des années 80 avant que les arbitres ne soient pris en otage par l'oeil impudique de la télévision, avant que les petits chefs des sifflets français ne commettent l'irréparable et jettent l'opprobre sur le meilleur d'entre eux. Humilié, viré comme un voyou, il revient aujourd'hui sans haine sur un épisode qui l'a meurtri mais dont il parle avec beaucoup de dignité. (par Johan Cruyff)



"Quand on me parle de vidéo dans le rugby, on compare des choux avec des pommes de terre..."

En 2009, en le décorant de la Légion d'Honneur, Nicolas Sarkozy l'a réhabilité.
En 2009, en le décorant de la Légion d'Honneur, Nicolas Sarkozy l'a réhabilité.
M. Vautrot, alors que nombreux de vos anciens collègues ou successeurs arbitres fréquentent les plateaux de télé ou les studios de radio, pourquoi ne vous voit-on plus vous exprimer ?
Parce que je suis un "has been" tout simplement ! J'ai fait mon temps. De toute façon, même si on me proposait de devenir consultant, je refuserais. Je l'ai déjà été à une époque où c'était interdit pour les arbitres et j'avais une conception particulière du rôle du consultant arbitre, une conception que j'ai toujours, mais que ne partagent pas apparemment ceux qui jouent le jeu des médias si j'en crois les commentaire. Car je regarde très peu la télévision, je n'ai pas Canal+ et depuis ce qui m'est arrivé j'ai fait une croix sur le football français. Quoiqu'il en soit, un consultant est là pour expliquer le règlement, pour mieux le faire comprendre aux gens, pour leur faire prendre conscience des difficultés de l'arbitrage également. C'est un rôle de dédagogue.

Les téléspectateurs préfèrent les polémiques !
Mais il ne s'agit pas de taire les erreurs d'arbitrage, nous ne sommes pas en dictature, mais d'expliquer pourquoi l'arbitre a pu se tromper. Il y a deux sortes d'erreurs d'arbitrage. Celle qui est indiscutable, c'est le ballon qui franchit ou ne franchit pas la ligne de but, celle qui est à mettre à l'appréciation de l'arbitre. Autant il n'y a rien à dire sur la première, autant on peut discuter des heures sur la seconde car il y aura autant de décisions possibles que de décideurs potentiels. On critique énormément les arbitres, c'est un fait, mais n'oublions pas que ce sont les footballeurs eux mêmes qui sont allés les chercher alors qu'ils se rendaient compte, en Angleterre à la création du football, qu'ils ne pouvaient pas s'auto-gérer. Contrairement à ce que l'on pense, l'arbitre ne s'est pas imposé, on est allé le chercher. Donc je ne parviens toujours pas à comprendre pourquoi on n'en a pas fait un complice, un partenaire de jeu plutôt qu'un ennemi. Avec un ami, vous vous engueulez souvent, c'est même à ça qu'on les reconnaît. Mais quand il y a un problème, vous êtes toujours là pour lui. Un ennemi par contre, vous essayez de le couler. Et par rapport à cette philosophie, je suis toujours choqué quand ceux qui critiquent sont encore dans le circuit, en activité et avec des postes à responsabilité. Ce qui me fait le plus mal au coeur c'est que, par ricochet, ces critiques retombent toujours au final sur les arbitres du dimanche qui, eux, sont sans filet et souvent victimes de violences physiques ou verbales intolérables.

Pourtant, la critique fait aussi parfois du bien !
Bien sûr, elle est indispensable. J'ai fait beaucoup d'erreurs dans ma carrière, autant que les autres. J'ai essuyé des critiques mais j'ai vite compris que les critiques des journalistes étaient bénéfiques. La signature de quelqu'un au bas d'un article est respectable mais je n'ai jamais pu tolérer qu'on franchisse la ligne blanche, sous le coup de l'émotion et de la rancoeur, et que la violence arrive.

Violence physique ou verbale... Comment aviez-vous réagi lorsque Thierry Roland avait, en 1977 lors d'un match éliminatoire de Coupe du monde en Bulgarie, traité l'arbitre, M. Foote, de salaud en direct à la télé ?
J'ai combattu ce Thierry Roland là qui faisait parler son coeur. Thierry est devenu un ami que j'ai souvent côtoyé et il a pris conscience de sa responsabilité lorsque je lui ai dit que le week-end suivant ses propos, les agressions d'arbitres avaient explosé sur les terrains en France. Evidemment, c'est le genre de réaction à chaud qui fait trés mal car le grand public s'en empare sans faire la part des choses.

"J'ai toujours pensé que vivre 24 heures sur 24 avec la casquette d'arbitre sur la tête n'était pas sain"

Etes-vous pour ou contre la vidéo ?
Il faudrait des pages pour développer le sujet qui, contrairement aux discussions de bistrots, ne fait pas l'unanimité chez les différents acteurs du foot. Par philosophie, je suis contre. Mais le bilan des points positifs et négatifs serait trop long à développer ici. Disons que maintenant j'aurais un avis caméléon : contre en me levant, doute en discutant le midi avec des amis, pour en regardant un match avec une énorme erreur d'arbitrage et de nouveau contre le lendemain matin ! Je suis par contre favorable à une technologie sur la ligne de but mais cela concerne combien de cas pour un investissement conséquent ? On oublie que les pays pauvres jouent aussi les éliminatoires de coupe du Monde par exemple. Quand on me parle de vidéo dans le rugby, on compare des choux avec des pommes de terre : il faut tout décliner et au rugby les arbitres sont plus respectés qu'au foot (idem pour le hand et d'autres sports). Et j'ai cru comprendre que malgré l'arbitrage vidéo, le directeur de jeu de la récente coupe du monde en Nouvelle Zélande a été mis en cause par... les français ! Pour revenir à la main de Thierry Henry, il y a une solution qui ne coûterait pas un centime : il suffirait de réglementer en disant qu'un joueur qui ne se dénoncerait pas à l'arbitre serait suspendu plusieurs semaines après usage a postériori des images TV. Dois-je rappeler enfin la demi-finale de coupe du Monde à Marseille en 1998 (j'étais l'observateur FIFA) où l'arbitre a été lynché médiatiquement pour un pénalty prétendu imaginaire car pas vu par les dizaines de caméras alors qu'il a fallu celle d'un amateur pour redonner raison à l'arbitre ! Comme disait mon grand père : à quoi bon changer un cheval aveugle contre un borgne ? Et n'oublions jamais qu'en dehors des actions indiscutables beaucoup de décisions contestées relèvent de l'appréciation qui diffère d'un être humain à l'autre.

Vous avez arrêté l'arbitrage avant l'ère du professionnalisme. Depuis, comment jugez-vous son évolution ?
Il faudrait être irresponsable pour ne pas voir l'évolution. L'arbitrage d'élite, entre mon époque et celle d'aujourd'hui, c'est le jour et la nuit. Au niveau physique notamment, les arbitres ont suivi l'augmentation de l'intensité des matchs. Et aux exigences supérieures d'un jeu qui va plus vite est venue se greffer la télévision. Les yeux de la caméra sont impitoyables et la dimension médiatique met une pression terrible sur les arbitres.

Instructeur UEFA et FIFA, il reste au contact de l'arbitrage international.
Instructeur UEFA et FIFA, il reste au contact de l'arbitrage international.
Est-ce plus dur ou plus facile d'arbitrer aujourd'hui ?
Plus dur mentalement parce qu'il y a plus d'exposition mais en même temps les conditions de préparation n'ont jamais été aussi bonnes. J'ai suffisamment milité pour ça lorsque j'étais à la Direction Technique de l'Arbitrage pour me réjouir de cette progression. Mais je n'oublie pas pour autant qu'il n'était pas simple, même avec moins de caméras et de pression médiatique, d'arbitrer des derbys ASSE-Lyon, Nice-OM ou des chocs comme OM-PSG, OM-Bordeaux de la grande époque Tapie et Bez ! On n'avait pas affaire à des enfants de coeur et les règles facilitaient moins les débats. Aujourd'hui, après avoir fait une faute, on voit des joueurs quitter le terrain tout seul avant même d'avoir reçu le carton rouge ! Ces sanctions et ces comportements sont entrés dans les moeurs.

Auriez-vous aimé être arbitre professionnel ?
Non, je n'aurais pas aimé. Avec ma personnalité et mon tempérament, je n'aurais pas été heureux dans le système actuel. Un système qui était inéluctable par ailleurs... J'ai toujours pensé que vivre 24 heures sur 24 avec la casquette d'arbitre sur la tête n'était pas sain. J'aurais fini dans un asile psychiatrique car j'avais besoin de me garder une soupape de sécurité, de décompresser de temps en temps. Ce qui est vrai pour un joueur, qui vit au milieu d'un groupe, d'un club, ne l'est pas pour un arbitre qui est souvent seul et livré à lui-même, qui n'est pas protégé et qui peut se retrouver confronté à ses erreurs tous les joueurs dans la rue en croisant des gens. Mais ils n'ont pas le choix. Je préférais le temps où on arbitrait pour l'honneur. Aujourd'hui, le côté carriériste change la donne et la mentalité des arbitres, c'est humain. Après avoir fait tout sacrifier à l'arbitrage, un arbitre ne vivra pas un déclassement de la même façon.

Est-ce que cela influe sur la qualité de l'arbitrage ?
Inconsciemment, oui, ça peut. Car un arbitre qui a de l'ambition ne voudra peut-être pas se froisser avec les gros clubs du championnat car il sait qu'il aura à y revenir. Dans le feu de l'action, quand tout se joue en quelques centièmes de secondes...

"Pour avoir dénoncé des magouilles, j'ai été victime de procédés crapuleux..."

Combien gagniez-vous à votre époque ?
On gagnait surtout à être connu (rires) ! Pour l'anecdote, pendant la Coupe du Monde 1982, les médias avaient dévoilé les primes des joueurs de l'équipe de France qui étaient dérisoires par rapport à ce qui se fait maintenant, mais les gens pensaient que dans la mesure où j'étais aussi en Espagne, à représenter la France, je gagnais la même chose. C'est d'ailleurs en se basant sur un article de presse que le service des impôts de Besançon, où j'habite encore, m'avait contrôlé. Ils croyaient dur comme fer que je n'avais pas tout déclaré. Or, je n'avais pas grand chose à déclarer, environ 150 francs suisses d'indemnités journalières que vous soyez arbitre de touche, au centre ou que vous n'arbitriez aucun match. Mais personnellement, participer à une Coupe du monde n'avait pas de prix.

Vous comprenez que cela en aie un aujourd'hui pour la nouvelle génération ?
Oui, tout à fait, eu égard au contexte économique, aux sacrifices nécessaires pour arriver au plus haut niveau, aux responsabilités qui sont les leurs et aux enjeux économiques énormes. Je n'ai aucune jalousie.

Après Wurtz et avant Quiniou, vous avez fait partie de l'âge d'or de l'arbitrage français. Pourquoi n'avons-nous plus d'arbitres dans les grandes compétitions internationales ?
Je serais à la télé, je sortirais le joker (rires) ! C'est comme avec les joueurs, certaines générations sont meilleures que d'autres. C'est aussi une affaire de circonstances. Lorsque la sélection de votre pays est au sommet et dispute des finales, vous savez d'office que vous n'avez aucune chance d'être nommé, pareil avec les clubs. Et puis, surtout, avec tous les problèmes qu'il y a eus dans l'arbitrage français ces cinq-six dernières années, je ne suis pas loin de penser qu'on a sacrifié toute une génération. Un arbitre qui porte plainte contre le président de la commission des arbitres... on l'a payé cher au niveau international en perdant pas mal de crédit. C'est en train de revenir mais ce sera long.

Le sommet de sa carrière lors de la finale de l'Euro 1988 remportée par les Pays Bas de Gullit face à la Russie de Dassaev.
Le sommet de sa carrière lors de la finale de l'Euro 1988 remportée par les Pays Bas de Gullit face à la Russie de Dassaev.
Cette guerre intestine a aussi causé votre perte (1) !
Pour avoir dénoncé des magouilles, j'ai été victime de procédés crapuleux... alors que les faits m'ont ensuite donné raison. Et au final, je n'ai pas peur de dire que je suis parti comme une merde. Certains ont voulu me salir en me faisant passer pour un voyou. C'est la raison pour laquelle je ne fais plus rien en France. Je me suis mis hors jeu depuis cinq ans et que je n'ai plus mis les pieds sur un terrain de football français. Heureusement, pour maintenir ma passion pour le foot et l'arbitrage, j'ai pu compter sur l'UEFA et la FIFA qui m'ont confié des missions d'observation. Depuis trois ans, je suis par exemple conseiller en arbitrage en Jordanie dans le cadre d'une de ces missions confiée par l'UEFA pour le développement du football dans le monde.

Comment avez-vous vécu cet épisode douloureux ?
Mal évidemment... Je me suis senti humilié et atteint dans mon honneur d'homme. Lorsque le président de la République, Nicolas Sarkozy, m'a remis la Légion d'Honneur il y a deux ans, il m'a dit qu'il me redonnait mon honneur au nom de la France. C'était important pour moi car mon grand père, qui a fait la grande guerre, m'a inculqué le sens des valeurs de respect, de devoir, de rigueur, de patriotisme. J'avais l'impression d'avoir été dégradé. En toute modestie, quand je regarde mon petite carrière, je me dis que je méritais peut-être autre chose. Je n'ai même pas de carte d'arbitre pour me rendre dans les stades. Aujourd'hui, je ne réclame rien, tout ce que j'ai fait je l'ai fait en fonction de l'arbitrage à qui je dois tout, mais ce qui me fait peut-être le plus mal c'est que je suis obligé de conseiller des pays étrangers.

Quel sentiment vous anime quand vous repensez à cette affaire ?
Je pourrais avoir des raisons d'être aigri. Pourtant, je ne l'ai jamais été et je ne le suis toujours pas. Je me renierais. Je dois tellement au football et à l'arbitrage que je ne les salirais jamais ! D'autres se sont chargés de le faire à ma place... Mais je suis encore surpris de voir des gens qui m'interpellent dans la rue et qui me parlent de mon arbitrage alors que j'ai tout de même arrêté depuis 20 ans.

Parmi les arbitres actuels, lesquels attirent votre attention ?
Lannoy est actuellement le plus reconnu au niveau international. Turpin est réellement un grand espoir que j'ai connu lorsqu'il était tout gamin et que je sais humainement adorable. J'ai dernièrement vu à l'oeuvre Bastien lors d'un déplacement en Basse Normandie, à Caen. Il faut surtout les protéger pour leur permettre d'acquérir cette expérience sans laquelle aucune carrière internationale n'est possible. Ce que je dis parait bateau mais la carrière d'un arbitre peut s'arrêter en une seconde alors qu'il faut des années pour prétendre au plus haut niveau.

"La fin de mon histoire personnelle avec la FFF pourrait me rendre aigri mais je n'y arrive pas. Je dois trop à l'arbitrage..."

Lorsque vous étiez au top, aviez-vous le sentiment de vraiment maîtriser votre sujet comme vous en donniez l'impression ?
Non, surtout pas. Le plus grand danger pour un arbitre est d'être trop sûr de lui, de ne jamais se remettre en question. On est aussi des acteurs, des hommes au milieu d'enjeux terribles. C'est comme quand vous montez dans un avion quand un gros orage se prépare, si vous voyez le pilote pas serein, vous faites demi-tour. J'avais souvent l'estomac noué mais je faisais aussi partie des gens qui relativisaient. Après tout, ce n'était qu'un match de football !

Comment avez-vous vécu la fin de votre carrière, vos derniers matchs ?
Mon dernier match international fut en Ligue des Champion en décembre 1990 entre l'Inter Milan et le Partizan de Belgrade. Mon dernier match en France fut en 1991 entre Nice et l'OM. A cette occasion, les collectivités régionales et la SNCF avaient organisé un train spécial depuis Besançon. Il faut dire que la ville n'ayant pas d'aéroport, je prenais souvent le train et d'ailleurs, à ce titre, j'ai été fait chef de gare d'honneur de la ville. Le sifflet toujours (rires) !

Et ensuite ?
Ensuite, je suis devenu président de la commission centrale des arbitres et nous avons créé, avec Claude Simonet (président de la FFF : ndlr), la DTN de l'arbitrage avec les premiers CTRA pour professionnaliser l'encadrement et se donner les moyens d'aller vers davantage de rigueur et de sérieux dans l'organisation et la gestion de l'arbitrage en France. On ne parlait pas encore de professionnalisme pour les arbitres. Et pour ne pas qu'on puisse m'accuser de faire tout ça uniquement pour mon compte, j'ai refusé d'être rémunéré. J'ai toujours voulu être un homme libre. Les arbitres d'aujourd'hui, qui sont sous contrat, n'ont plus les mains complètement libres. Mais ce n'est que l'opinion de quelqu'un qui a arrêté il y a 20 ans et qui reconnaît aussi qu'il faut vivre avec son temps. Lorsque le professionnalisme est arrivé avec les premières indemnités versées aux arbitres, j'ai toujours dit que c'était le début des emmerdements...

S'il ne fallait retenir que quelques matchs ou moments de votre carrière d'arbitre de haut niveau, lesquels seraient-ils ?
Tout ce que je n'ai pas pu apprendre dans les livres à cause de la maladie, c'est l'arbitrage qui ma permis de le faire. Et à l'arrivée, j'ai été largement gagnant. Je pourrais vous parler des finales que j'ai arbitrées, il y en a eues beaucoup... mais je préfère citer la finale de la Coupe du monde 1982 entre l'Italie et l'Allemagne à Madrid. Peu de gens savent que j'étais le quatrième arbitre ce jour là et que j'ai donc eu le privilège de vivre de l'intérieur cet événement planétaire. Pour moi qui n'aie jamais été joueur, c'était exceptionnel de se retrouver là au coeur de l'organisation, dans les vestiaires... et ça résume tout ce que fut ma carrière. Et si j'avais un message à faire passer aux jeunes il serait lié à ça. Si vous n'êtes pas titulaire dans votre équipe, si vous ne jouez pas assez, si vous ne vous amusez pas, n'hésitez pas à vous tourner vers l'arbitrage car c'est aussi un sport et une formidable école de la vie. La fin de mon histoire personnelle avec la FFF pourrait me rendre aigri mais je n'y arrive pas. Je dois trop à l'arbitrage...

propos recueillis par J.C.

(1) Michel Vautrot a été mis à l'écart de toutes les instances sportives de la FFF en 2003 après avoir dénoncé une tentative de subornation dans le milieu arbitral français... à base de téléphones portables vendus à "prix d'ami". Depuis, le revendeur de portables, un certain Xavier Pettinato, proche de Stéphane Bré, a été incarcéré.

Michel VAUTROT : "J'ai fait une croix sur le football français !"
MICHEL VAUTROT
Né le 23 octobre 1945 à Antorpe.
Inspecteur de l'éducation nationale à la retraite depuis septembre 2006
Parcours
Arbitre : 3ème catégorie (1963), 2ème catégorie (1967), 1ère catégorie (1968), interrégional (1970), pré-fédéral (1971), fédéral II (1972), fédéral I (1973), pré-international (1974), international (1975-1990)
Dirigeant : président de la commission centrale des arbitres (1991-2004), membre du conseil supérieur de l'arbitrage (1999-2003), DTN de l'arbitrage (2001-04), membre de la commission d'arbitrage de l'UEFA (1994-2006), instructeur et délégué observateur UEFA et FIFA (depuis 1991), conseiller en arbitrage et vice-président de la commission d'arbitrage de la Jordanie (depuis 2009)
Palmarès : 1 finale de championnat d'Europe (1988), 5 finales de coupes de France (1979, 1982, 1983, 1984 et 1987), 5 matchs de coupe du Monde (1982 et 1990) dont une demi-finale en 1990, 1 finale de coupe du monde junior (1977), 1 finale intercontinentale des clubs (1983), 1 finale de coupe UEFA (1985), 1 finale de Ligue des Champions (1986), 7 demi-finales de coupes d'Europe.
500 matchs de D1 et coupe de France, 47 matchs internationaux, une cinquantaine de matchs de coupes d'Europe.


Samedi 19 Novembre 2011

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